Fight Night

Projet réalisé lors d'une résidence dans le cadre de l'Observatoire des pratiques de création de l'image numérique (Obs/IN) à Arles.
Positifs sur verre présentés dans des caisses américaines en acier faites à la main.

Les photographies de la série Fight Night présentent des visages extraits d’un jeu-vidéo de boxe.
L’enjeu de ces portraits de boxeurs est de proposer une réflexion sur le corps comme interface primordiale de la relation au monde. Fight Night aborde la question de la limite du corps tout en évoquant le mouvement de résistance de celui-ci.
Ces photographies proposent un questionnement sur le portrait avec comme point central une réflexion sur un invisible.
Les images sont à la base des captures d’écran d'un jeu-vidéo. Elles ont été transvasé d'un écran à un autre puis sur des plaques de verre avec la technique du collodion humide. Le transvasement des supports amène un trouble de la référence de base et on se projette peut être devant une image d’archive. Le choix du procédé ancien sers à s’éloigner de la dématérialisation du corps proposé par le jeu-vidéo.
Ceci pour aller vers cet invisible, lui aussi impalpable, celui du lâcher prise des visages dû aux coups, à la fatigue, mais ancré dans le réel.

Project realized during a residency within the Observatory of the practices of creation of the digital image (Obs / IN) in Arles.
Positives on glass presented in American steel crates made by hand.

The photographs in the Fight Night series feature faces from a boxing video game.
The challenge of these portraits of boxers is to propose a reflection on the body as primordial interface of the relationship to the world. Fight Night tackles the question of the limit of the body while evoking the resistance movement of it.
These photographs propose a questioning on the portrait with as central point a reflection on an invisible.
The images are the basis of the screenshots of a video game. They were transferred from one screen to another and then onto glass plates using the wet collodion technique. The decanting of the supports causes a disturbance of the basic reference and one may be projected in front of an archive image. The choice of the old process is to move away from the dematerialization of the body proposed by the video game.
This to go to this invisible, also impalpable, that of letting go of faces due to blows, fatigue, but anchored in reality.